L’industrie de la misère


Vous êtes-vous déjà demandé quelle était l’intention derrière une œuvre humanitaire? Quelle est la véritable intention derrière l’objectif? Est-ce que cet individu ou cette organisation veut vraiment résoudre le problème?

Certains ont intérêt à ce que le problème ne se règle jamais. Lorsque l’organisme dépend des subventions pour survivre, par exemple, il serait bien évidemment suicidaire pour lui de trouver le remède à la maladie! Au lieu d’investir de l’énergie à trouver la cause, ils procurent une solution miracle temporaire. Ils doivent justifier leur existence.

Demandez-vous : «Qu’adviendrait-il d’eux si, soudainement, ils trouvaient le remède miracle?»

Et regardez seulement le vocabulaire qu’ils emploient! «Défendre une cause» signifie qu’il y a une attaque. Exactement comme à la guerre, la pire chose qui puisse leur arriver est que tous leurs ennemis disparaissent instantanément. Le domaine pharmaceutique repose sur ce principe. Si la science trouvait le remède au simple rhume, c’est toute l’industrie du médicament qui s’effondrerait.

Cela ne veut pas dire, parce qu’une organisation est subventionnée, qu’elle est nécessairement de mauvaise volonté. C’est simplement un terrain fertile pour profiter de la misère de la population. Les subventions ne sont pas à blâmer non plus. On doit s’interroger sur l’utilisation qu’on fait de l’outil, pas sur l’existence de l’outil.

Tout dépend des intentions des gens qui ont rédigé la mission. Cette mission vise-t-elle vraiment à créer une situation idéale pour les bénéficiaires de l’organisme? Est-ce que l’organisme tire profit tant politiquement que financièrement, tant socialement que sous toute autre forme que la simple bonne action humanitaire? Comme, par exemple, jouer le rôle du sauveur? Dans tous les cas, l’organisme à buts non lucratifs n’est pas conçu pour profiter. Financièrement, du moins, et ça ne concerne que l’aspect comptable.

Il existe une sorte de profit qui crée une dépendance : le pouvoir social et politique. Être vu et entendu dans les médias comme étant le défenseur des démunis et des incompris est une drogue et certains en abusent. En fin de compte, les humains qui sont venus chercher de l’aide se retrouvent avec rien de concret. Ils sont purement et simplement incités à défier le système en place, à se plaindre et à se sentir victimes d’une injustice. Pour leur bien, on leur dicte de haïr telle ou telle personnalité politique, une certaine classe de gens ou quelque politique gouvernementale, souvent par la «mésinformation».

Diaboliser est une technique employée par l’industrie de la misère. Cela consiste à trouver un bourreau, à transformer la misère humaine en torture, à convaincre la population qu’elle est victime de cette torture et à publier ce chantage émotif dans les médias. Le problème reste entier, la cause demeure.

Ces spécialistes de la victimisation liront ce billet et se sentiront visés. Ce n’est pas le but de cette réflexion. L’objectif de ce texte est de susciter l’interrogation à savoir si telle ou telle œuvre humanitaire est motivée par la rage ou par la passion, par l’atteinte de l’idéal pour sa clientèle ou par le plaisir malsain d’intimider quelqu’un d’autre pour le forcer à trouver la solution… Et, de cette manière, ne jamais avoir à répondre pour le fait que la situation perdure.

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A propos Jean-François Néron / Waska.org

Directeur général et guide-mentor chez «Waska, autonomie et services techniques communautaires» (Waskaquébec), une entreprise d'économie sociale œuvrant sans but lucratif à aider ses membres à acquérir l'autonomie socio-économique, à se concerter et à s'entraider pour bâtir leur prospérité. General Manager and Guide-Mentor at "Waska, autonomie et services techniques communautaires" (Waskaquébec), a non-profit, social economy enterprise helping its members acquire autonomy, collaborate in harmony and perform mutual help in building their prosperity.
Cet article a été publié dans association, autonomie et savoir-être, économie sociale, charité, communautaire, discussion, haute-saint-charles, individu, les saules, loretteville, obnl, organismes, osbl, pauvreté, québec, rage ou passion, vie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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