C’est quoi ça mange, en hiver, Waska? Partie 2 de 5


Série originalement publiée sur la page Facebook de Waska

Le club 3E (équipe, expérience, entraide) prend le nom de Club Waska en janvier 1983. Les groupes de discussion et de réflexion deviennent des ateliers où les membres peuvent non seulement parler de leur expérience mais aussi apprendre. Au programme d’assistance s’ajoutent l’aide à l’apprentissage (aide aux étudiants à comprendre les consignes du professeur et les explications des manuels scolaires) ainsi que les ateliers pour devenir bilingue.

Le club offre ses services gratuitement à ses membres et les membres guides sont tous bénévoles. Or, le conseil ne voit pas l’utilité d’enregistrer l’organisme auprès du gouvernement ni de tenir une véritable comptabilité. D’autant plus que le local principal est prêté et les locaux satellites – occupés de temps à autre pour une bouchée de pain – sont payés par les membres qui se cotisent…

L’arrivée de Réjean Bilodeau cette année-là apporte son lot de changements, pour le meilleur. Ordonné, méthodique, soigné, il veut rendre l’image de l’organisme plus professionnelle. Il instaure un système d’accueil des membres, de suivi de dossier et de carte de membre. Féru de technologies nouvelles, Réjean Bilodeau instaure l’atelier de Théâtre sur vidéo Waska: les membres jouent une pièce de théâtre devant la caméra vidéo, les clips sont montés en une série vidéo et présentés sur grand écran. Les productions font bien entendu la promotion de la mission dans leurs histoires…

À l’automne 1983, deux membres fondateurs doivent quitter le club. Claudette Lemieux part travailler en Colombie-Britannique et Jean-François Néron est accepté au programme Katimavik. Le club Waska continue d’opérer à Sainte-Foy…

Lors de son passage à Toronto, dans le cadre du programme Katimavik, Jean-François Néron est amené à visiter une école un peu spéciale: l’École d’éducation expérientielle (SEE). Cette expérience s’avère déterminante car elle inspire ce qu’on appelle désormais «le Mouvement Waska» à créer sa propre méthode d’apprentissage basée sur l’expérience; les membres apprennent par l’expérimentation (apprentissage expérientiel) et la mise en situation plutôt qu’avec la théorie. Nouveau? Pas du tout! Le règne animal s’est toujours servi de cette méthode depuis qu’une mère montre les rudiments de la survie à son rejeton. Vieux comme le monde.

Les principes qui motivent le programme Katimavik influencent également la philosophie waskane. On y apprend l’autonomie (faire son pain soi-même, établir un budget, partager des tâches, travailler en équipe, œuvrer pour une cause humanitaire, aiguiser sa conscience environnementale, comprendre les cultures, etc.), ce qui garnit le coffre d’outils permettant de se bâtir une vie positive, solide et fonctionnelle.

Un Club Waska, indépendant de l’autre, ouvre ses portes en novembre 1983 à Toronto pour y prodiguer des ateliers de français. De mai à août 1984, un Club Waska distinct œuvre à Gibsons (Colombie-Britannique) pour lui aussi montrer le français et y produire du théâtre sur vidéo. Au début de 1985, le club de Toronto entame à son tour la production vidéo.

Le Mouvement Waska est défini comme étant un regroupement informel de personnes et d’organismes (les différents clubs Waska) intéressés à l’apprentissage par l’expérience, à l’entraide pour devenir actif socio-économiquement et par le théâtre sur vidéo. Tous réunis dans une même mission, à travers des organismes indépendants. Le club de Toronto ferme en décembre 1986 alors que le club de Sainte-Foy voit apparaître, en 1987, deux jumeaux: Médiagraphie-Waska et Club Waska-De Rochebelle (basé au pavillon Marie-Victorin).

L’année 1988 marque un changement important de philosophie au Mouvement Waska et dans chacun des clubs qui le suivent. Aucun d’entre eux n’ayant jamais reçu quelque subvention que ce soit, ils œuvrent depuis toujours grâce aux dons de leurs membres et des gens de la communauté. Or, le Mouvement adopte un mode de fonctionnement assez inusité pour l’époque: l’économie sociale.

À suivre

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A propos Jean-François Néron / Waska.org

Directeur général et guide-mentor chez «Waska, autonomie et services techniques communautaires» (Waskaquébec), une entreprise d'économie sociale œuvrant sans but lucratif à aider ses membres à acquérir l'autonomie socio-économique, à se concerter et à s'entraider pour bâtir leur prospérité. General Manager and Guide-Mentor at "Waska, autonomie et services techniques communautaires" (Waskaquébec), a non-profit, social economy enterprise helping its members acquire autonomy, collaborate in harmony and perform mutual help in building their prosperity.
Cet article a été publié dans apprendre, association, autonomie, autonomie et savoir-être, échange, économie sociale, communautaire, communauté, environnement, groupe, obnl, osbl, partage, path, pauvreté, québec, rentabilité, rentable, service, théâtre sur vidéo. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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