Bien écrire par amour pour son Québec


Je lisais quelques blogues hier soir et je pense avoir endommagé ma vue. Le français qu’on y trouve fait loucher! Quelques erreurs d’inattention ou de frappe, ça peut arriver… Nous n’avons pas toujours suffisamment de temps ou de ressources humaines pour effectuer une relecture. On peut comprendre. Toutefois, ce que j’ai lu s’apparente à une mauvaise maîtrise de la langue française, tout simplement. Les blogues anglophones que j’ai lus font pitié aussi mais j’en parlerai un jour sur le blogue Waska en anglais.

Je suis vraiment désolé de voir combien le système d’éducation que nous avons est délabré. J’ai des enfants au primaire et au secondaire et la qualité de ce qu’ils apprennent est à faire honte si on compare avec d’autres pays. C’est certain, les États-Unis, ce n’est pas une référence. Les petits Américains ont de la misère à se situer sur une carte et ne connaissent pratiquement rien du reste du monde, sauf peut-être ce que montrent les clichés hollywoodiens. Pour eux, le Canada, une nation qui partage une frontière s’étendant sur 8 891 km avec la leur, n’est qu’une vaste forêt avec des cabanes et des motoneiges.

Le plus vieux de mes gars arrive avec des 80%, des 85% et des 90% et ne peut pas écrire une phrase sans y commettre 60% de fautes! Pourquoi? Je pense que les écoles – ici j’implique le ministère de l’Éducation, les commissions scolaires que j’espère voir disparaître comme les CLSC, les directions, les professeurs et les intervenants inutiles qui pourraient ne pas être là – font tout pour donner une note «d’encouragement» plutôt que de faire face à la réalité. La méthode ne donne pas de bons résultats, c’est aussi simple que ça. Les enfants sont démotivés, les professeurs le sont aussi et la majorité des parents s’en foutent pas mal. Je félicite et j’encourage les rares parents à qui le succès de leur enfant tient à coeur! Je vous admire.

Par exemple, on pourrait prendre de parfaits étrangers ne parlant aucun français et, après peu de temps à Waska, ils planteraient la majorité de nos universitaires de Laval. Ça vole bas en maudit, à Laval, en termes de français écrit. Même chose dans notre système secondaire et cégepien public. Probablement parlé aussi. En tout cas, ce que je vois écrit par certains de nos blogueurs populaires à Québec donne un exemple des plus stupides à nos jeunes. Ceux-ci comprennent qu’il n’est pas nécessaire de bien le faire pour réussir. Beau message. C’est une gifle en plein visage du Québec, un pied de nez à sa dignité.

Moi aussi, j’en commets des erreurs. Lorsqu’on me les pointe, je les corrige et j’apprends, je m’améliore par amour pour mon Québec et pour les gens qui vont lire mes lignes.

Le système d’éducation à l’eau de Javel, post-religieux, est un gros paquet de théorie insipide qui n’intéresse en rien nos enfants. Au terme de l’exercice, ils sont incapables d’appliquer adéquatement ce qu’ils ont appris! Les institutions gonflent les notes pour bien paraître, pour assurer la perennité de leur financement. Des emplois doivent être protégés même si le résultat ne donne rien en bout de ligne.

Étant donné l’ampleur du ravage, Waska ne s’acharne pas à piocher pour que ça change. Cependant, de nombreuses propositions sont soumises aux gens d’influence, en temps et lieux opportuns. De plus, Waska réétablit son programme d’aide à l’apprentissage pour les jeunes, une formation d’appoint qui leur montre à aimer apprendre, à utiliser le français adéquatement (et à le comprendre!) et de nombreuses applications de tous les jours. Bref, remplir les trous laissés par l’école. (Waska prodiguait déjà avec succès ce service en 1983 et 1986)

Pour ce qui est des blogueuses et blogueurs, il leur faudrait un système de critique avec cinq petits coeurs bleus (le taux d’amour porté à leur Québec). À dix erreurs, on perd un coeur et ainsi de suite. Qu’en pensez-vous? ❤❤❤❤❤

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A propos Jean-François Néron / Waska.org

Directeur général et guide-mentor chez «Waska, autonomie et services techniques communautaires» (Waskaquébec), une entreprise d'économie sociale œuvrant sans but lucratif à aider ses membres à acquérir l'autonomie socio-économique, à se concerter et à s'entraider pour bâtir leur prospérité. General Manager and Guide-Mentor at "Waska, autonomie et services techniques communautaires" (Waskaquébec), a non-profit, social economy enterprise helping its members acquire autonomy, collaborate in harmony and perform mutual help in building their prosperity.
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3 commentaires pour Bien écrire par amour pour son Québec

  1. ClaudeL dit :

    Tant qu’à écrire, aussi bien écrire. Il y en a pour qui ce n’est pas important, leur popularité ne tient pas à la forme mais au contenu. Et même pas. Ils ne pensent pas. Quant à dire à quelqu’un qu’il a fait une faute, ah! là c’est presque l’insulte. Je me suis fatiguée d’être celle qui reprenait toujours. Celle qu’on n’aimait pas parce qu’elle jouait au professeur. Et depuis Internet, c’est pire. J’ai même offert mes services pour corriger une grande blogueuse fort connue. J’ai dû l’insulter, elle m’a envoyée promener en me disant que la langue était vivante et qu’elle se foutait des fautes. Je l’ai rayée de ma liste de blogues à suivre.Si je pouvais faire du e-commerce, à corriger les blogues, je serais riche!!!

  2. Waska ASTC Québec dit :

    Mes petits coeurs bleus, c’est de l’humour comparatif boiteux. Sur une note plus sérieuse, bien sûr que l’assistance est la solution la plus sensée. Nous en reparlerons dans le plan d’affaires.Et pour les lecteurs: les blogues de Michel sont des délices pour les yeux et l’esprit. Cinq petits coeurs bleus assurés. 🙂

  3. michelmo dit :

    Bien écrire s’apprend au même titre que bien conduire sur la route. Dans beaucoup de cas, il suffirait que le blogueur se relise attentivement. Est-ce que le système basé sur une critique de la langue écrite dans les blogues que vous suggérez fonctionnerait? Peut-être, mais je pencherais plutôt pour une assistance bénévole, entre autre par des professeurs de français à la retraite. Une telle assistance, pas compliquée à mettre sur pied, permettrait aux blogueurs, sur une base volontaire, d’échanger avec un «bénévole de la langue» dans le but de s’améliorer.

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